MARCHANDS DE PEUR

On dirait qu’on fait attention
À ne pas faire trop d’histoires
À chercher la consolation
Dans toutes les foires
Les pathétiques marchands d’espoir
Aux intentions vénales avouées
Se sont mués en marchands de peur

La version apocalyptique
Qu’ils choisissent de montrer du monde
Sert leur idéal politique
Qui crache sur la liberté

Ils n’ont aucune répugnance
À se rendre coupables
Du crime de l’ignorance
La plus détestable
Ils osent enseigner la vie
Sans la vivre
Répandent les miasmes du passé
Et accouchent d’un futur mort-né

Diviser pour mieux renier
Les besoins, les envies des autres
Ils nous regardent et ils se vautrent
Et crachent sur la liberté

Ils affament, ils condamnent
L’esprit libre et vagabond
Ultime bastion
De la rébellion
Laisserons-nous à ces charognards
Le soin d’écrire notre histoire
Mourir de faim ou d’ennui
Serions-nous des masses abruties

Il est temps que l’on ose
Qu’on échappe qu’on échappe
À cette hypnose
La vie de merde qu’on nous impose
Qu’on prenne la liberté


MERCHANTS OF FEARS

Seems like we try to pay attention
Not to make too much of a fuss,
To seek consolation
In chaos.
Pathetic merchants of hope,
With confessed venal intentions,
Have turned into merchants of fear.

The apocalyptic version
They choose to show the world
Is used for their political ideal
Which spits on freedom.

They feel no shame
In being guilty
Of the most despicable
Crime of ignorance.
They dare teach life
Without even living it,
They spread the miasma of the past
And give birth to a dead born future.

Divide to rule
The needs, the needs of others
They watch us and sprawl themselves
And spit on freedom.

They famish, they condemn
The free and vagabond spirit,
The ultimate bastion
Of rebellion.
Are we to let these vultures
Take care of writing our story,
Die of hunger or boredom?
Are we such mass morons?

It’s about time we dared,
That we escape, that we escape
This hypnosis,
This fucked up life imposed upon us,
That we take freedom.